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Dans cette catégorie :
- Le rôle de Jean-Baptiste Colbert,
- Les colonies,
- Le code noir.
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Avec son ministre Colbert, Louis XIV conduit la réorganisation administrative et financière du royaume, ainsi que le développement du commerce et des manufactures. Colbert à lui seul, remplit les fonctions de 6 ministres : finance, agriculture, commerce, industrie, marine et beaux-arts. Son programme : faire de la France un pays qui se suffise à lui-même rendant la France supérieure à tout autre pays en richesses. Le Roi Louis XIV demande à son contrôleur général des finances, d’établir une nouvelle politique économique. L’idée de ce dernier est simple : exporter plus et importer moins. Une stratégie efficace et radicale pour ôter toute compétitivité aux produits étrangers. Le «Colbertisme» s’appuie ainsi sur le développement d’industries et de manufactures pour assurer de nombreuses rentrées d'argent tout en décourageant les imports grâce à l’augmentation des taxes de douanes.
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Il encouragea la création de centaine de manufactures : manufactures de draps fins à sedan, Abbeville et Elbeuf, de tapisseries à Paris Les Gobelins), Beauvais et Aubusson, de soieries à Lyon, de glaces à Saint-Gobain, de porcelaine à Sèvres, de faïences à Rouen, d’aciers à Saint-Etienne. Les chantiers de Brest et de Toulon construisirent de magnifiques navires de guerre. Il fit venir des ouvriers spécialisés de Venise, de Hollande et de Flandres notamment. Colbert exigea que les produits français soient de bonne qualité et sans défauts. Il fit publier des règlements de fabrication !
Des inspecteurs visitaient les ateliers, punissant d’amendes les mauvais fabricants, saisissant les pièces défectueuses et les faisant bruler sur la place publique. Grâce au dynamisme de sa production, la France peut concurrencer les autres marchandises européennes et proposer des produits de qualité. Pour faciliter la circulation des marchandises, Colbert améliora les chemins, fit travailler sur les fleuves et les grandes rivières, fit construire le canal des Deux Mers. Le canal du Languedoc constitue en enjeu majeur de la réorganisation économique menée par Colbert. En effet, en reliant l’Atlantique et la Méditerranée, ce canal permettrait de contourner le détroit de Gibraltar et d’éviter que des taxes soient perçues par le Roi d’Espagne au passage.
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En plus d’affaiblir la couronne d’Espagne, le canal offrirait une voie navigable plus sûre, loin des attaques pirates. Appuyée par une marine marchande qui se développe de plus en plus, la France implante des comptoirs commerciaux en Inde et en Amérique.
Avec Louis XIV commence cette grande politique qui permet à la France de s’imposer sur la mer. Cette réussite de la France dans les domaines de la mer et des colonies est d’abord due à l’action de Colbert pour faire de la marine française la plus puissante d’Europe, mais aussi à la mise en place d’une stratégie commerciale à l’échelle mondiale, puis à l’action militaire de Louis XIV. Cependant, cette apparente réussite est loin d’être totale et militairement comme économiquement, les difficultés sont importantes.
Sous Louis XIV, la France possédait des colonies :
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- En Amérique : le Canada (Nouvelle-France), la Louisiane, les Antilles (Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue).
- En Afrique : comptoirs sur les côtes (Sénégal, Gorée).
- En Inde : Pondichéry et d'autres comptoirs.
- Dans l'océan Indien : l'île Bourbon (actuelle Réunion) et l'île de France (actuelle Maurice).
A quoi servaient-elles ?
- Exporter le catholicisme : avec des missionnaires pour évangéliser.
- Envoyer des colons : souvent des soldats, des paysans pauvres ou des filles du roi (orphelines envoyées pour fonder des familles).
- Produire des richesses : sucre, fourrures, café, indigo, coton, cacao…
- Affirmer la puissance française : face à l’Angleterre, l’Espagne et les Provinces-Unies.
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En s’aventurant par delà les mers, les Français ont les mêmes buts que les autres grandes puissances maritimes européennes. Ils veulent d’abord trouver un passage vers les Indes et ainsi accéder à ses précieuses épices, ensuite découvrir de nouvelles richesses à exploiter dans des régions inconnues, afin d'étendre la foi chrétienne à travers le monde. Après avoir découvert les Amériques, les Européens cultivent les terres qu’ils viennent de conquérir. Les Portugais et les Anglais d’abord, utilisent des esclaves qu’ils vont chercher en Afrique par bateaux et qui sont vendus en Amérique. En retour, les bateaux apportent en Europe les produits coloniaux comme le café, le tabac, le sucre et le coton. C’est ce qu’on appelle « le commerce triangulaire ».
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C’est un commerce qui rapporte beaucoup d’argent. A partir du règne de Louis XIV, les ports français s’enrichissent aussi grâce à ce trafic. Entre le XVI° et le XVIII° siècle, douze à treize millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été ainsi déportés entre l’Afrique et l’Amérique et réduits à la condition d’esclaves. La donne change quand le commerce triangulaire prend son essor à partir de 1674, l'année où les Français et les Anglais commencent à disputer aux Hollandais le monopole du transport des esclaves de la côte africaine vers les Amériques, où deux grandes îles, la Jamaïque et Saint-Domingue et trois petites, la Martinique, la Guadeloupe et la Barbade deviennent la principale zone mondiale d'importation des esclaves. L'arrivée des Français et des Anglais en 1674 sur les côtes d'Afrique fait brutalement monter le prix des esclaves, entraînant le développement de nouveaux circuits d'approvisionnement à l'intérieur du continent, qui affaiblissent les sociétés africaines traditionnelles. Le sucre est encore cher sur le marché mondial ce qui empêche sa commercialisation à grande échelle. Voulant développer le commerce du sucre et l’esclavage, Louis XIV décide de passer à la vitesse supérieure. Il supprime en 1671 le monopole de la traite, ce qui donne aux armateurs des grands ports la possibilité d’envoyer des bateaux en Afrique. Départ de bateaux depuis Bordeaux, Nantes et la Rochelle, chargés de marchandises de qualité médiocres (fusils « de traite », munitions, alcool, verroterie) destinées à payer les intermédiaires préposés à la fourniture d’esclaves et à l’approvisionnement du bateau pour poursuivre le voyage.
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Embarquement d’esclaves razziés par des sous-traitants locaux (travaillant pour le compte, sous la protection et sous l’autorité d’Européens), Les esclaves noirs sont entassés dans les cales des navires négriers dans la chaleur et la puanteur. Ils sont marqués au fer rouge et sont fouettés. Pendant la traversée, un esclave sur quatre meurt d’épuisement et des coups reçus. Des révoltes éclatent parfois. Pour éviter cela, les marchands enchainent les esclaves avec des fers. Ils sont traités comme de la marchandise humaine : ils n’ont qu’une valeur marchande.
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Débarquement aux Antilles françaises (Martinique, Saint Domingue (devenue Haïti), Guadeloupe,...) / Guyane où les esclaves sont vendus aux enchères. Les familles sont séparées. Ils appartiennent alors à un maître blanc qui les fait travailler dans les plantations. Ils sont considérés comme des animaux : le maître doit les nourrir mais peut en faire ce qu’il veut. Retour des navires vers la France : Les négriers blancs achètent des produits coloniaux (sucre, café, rhum,…) avec l’argent de la Traite. Vente du produit final avec, parfois, 300 % de bénéfice net, une fois l’équipage rémunéré. En effet, l'arrivée en masse de nouveaux esclaves aux Antilles fait parallèlement baisser leur prix d'achat par les planteurs de canne à sucre, tandis que la production de sucre progresse très vite, ce qui a pour effet d'abaisser le prix de cette denrée sur le marché mondial, et de favoriser sa consommation en Europe.
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Le Code noir, ou Édit royal de mars 1685 a servi de règlement pour le gouvernement et l'administration de la justice, police, discipline et le commerce des esclaves nègres des îles de l’Amérique française.
Extraits du Code noir :
Article 2 : Tous les esclaves qui seront dans nos iles seront baptisés et instruits dans la religion catholique. Obligeons les habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d’en avertir sous 8 jours au plus tard les gouverneurs des iles, sous peine d’amende, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser le plus vite possible.
Article 25 : Les maitres seront tenus de fournir à chaque esclave, par an, deux habits de toile ou quatre aunes de toile, au gré des maitres.
Article 38 : L’esclave qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maitre l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys sur une épaule ; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé (un bras, une main, une oreille ou une jambe…), et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule ; et, la troisième fois, il sera puni de mort.
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Article 42 : Lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité, les maitres pourront les faire enchainer et les faire battre de verges ou cordes. Nous leur défendons de les torturer, ni de les mutiler sous peine de confiscation des esclaves.
Article 44 : Nous déclarons que les esclaves sont comme des meubles (…)
Article 59 : Nous donnons aux affranchis les mêmes droits dont jouissent les personnes nées libres.
https://www.axl.cefan.ulaval.ca/amsudant/guyanefr1685.htm
https://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/code-noir.pdf