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Dans cette catégorie :
- Sous Louis XIV, la mode n'était pas qu'un plaisir,
- Les grandes tendances de mode à la cour de Versailles,
- La perruque,
- La canne,
- L'éventail.
Sous Louis XIV, la mode n’était pas seulement un plaisir : c’était un outil de pouvoir, de contrôle social et de rayonnement politique. Voici à quoi elle servait :
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- Affirmer l’autorité du roi : Louis XIV imposait sa propre manière de s’habiller comme modèle absolu. En copiant le roi, la cour montrait sa soumission à son autorité.
- Stimuler l’économie française : Le roi encouragea la création de manufactures (soieries, dentelles, boutons...) pour faire de la France une référence mondiale du luxe, limitant les importations.
- Classer la société : Les tenues indiquaient très clairement le rang social. Plus on avait de broderies, dentelle, bijoux… plus on était proche du pouvoir. Il y avait des codes très stricts.
- Contrôler la noblesse : En rendant la mode très coûteuse, le roi forçait les nobles à dépenser pour briller à la cour, ce qui les rendait dépendants de ses faveurs (et appauvris loin de leurs terres).
- Éblouir les ambassadeurs étrangers : Versailles était une vitrine : la richesse des habits renforçait l’image d’une France puissante, civilisée et dominante.
Anecdote couture : En 1675, Louis XIV impose le port du justaucorps à brevet, une veste officielle que seuls ses proches peuvent porter. Résultat ? Tout le monde se bat… pour pouvoir s’habiller comme le roi.
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Les grandes tendances de la mode à la cour de Versailles :
- Les talons rouges : Réservés à la noblesse, ils étaient une invention royale. Il semblerait que le roi ne mesurait qu’1m63, et ses souliers à talons le rendaient… plus imposant.
- La dentelle et les rubans : Absolument partout : sur les manches, les gilets, les jabots… La richesse des détails vestimentaires faisait la différence.
- Les couleurs éclatantes : Interdiction de porter du noir sans raison de deuil ! Le roi voulait de la couleur, du luxe, de la lumière.
- Les robes des dames : Corset très serré, jupes élargies avec paniers, manches à volants et tissus brodés. Le tout... peu pratique mais très chic !
- Le XVIIe siècle se vit dépourvu de sous-vêtements. Le caleçon que Catherine de Médicis avait réussi à implanter au sein de sa cour fut vite délaissé, ne prenant quelque importance que lors de promenades à cheval. Une femme de qualité se contentait d'un jupon ou d’une chemise de toile fine, ornée de dentelle d’Alençon, seules les courtisanes portent des dessous plus variés. Avant et après Catherine de Medicis, la femme de grande comme de petite condition se trouva entièrement nue sous ses vêtements, et il fallut attendre trois siècles après le caleçon pour voir apparaître la petite culotte.
Anecdote : Il existait une charge officielle de “Grand maître de la garde-robe du roi”, et même les boutons de chemise du roi étaient comptés, dorés… et soigneusement recyclés.
La perruque :
On porte des perruques depuis l'antiquité. Abandonnées pendant le Moyen-âge, elles reviennent à partir de la Renaissance et, surtout, du XVIIème siècle. On en porte pour deux raisons principales : masquer une calvitie, complète ou partielle , se débarrasser des poux en coupant ou rasant ses vrais cheveux, pour ne porter que des perruques.
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Les premières perruques de l'ère moderne sont composées de cheveux artificiels cousus sur une peau de mouton en forme de calotte, doublée de tissu. Ce n’est qu’à partir de 1660 qu’on parviendra à tresser de vrais cheveux humains sur des petites bandelettes, qui sont ensuite cousues sur une coiffe en tulle. On utilise surtout des cheveux de femmes, réputés moins cassants que ceux des hommes. Mais, pour diminuer les coûts, on utilise également… du crin de cheval. Au début, ce sont essentiellement les nobles qui en portent, entre autres parce qu’ils sont les seuls à avoir moyens de s’en acheter… Une perruque coûte excessivement cher, au point qu’elle devient un objet de convoitise et qu’on peut se la faire voler à l’arrachée dans la rue !
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En France, c’est Louis XIII qui fut le premier à se couvrir d’une perruque, dès 1620, pour résoudre un gros problème de calvitie. Louis XIII le père de notre Louis XIV devenu chauve a eu lui aussi des problèmes de calvitie qu’il a masqués avec des perruques dites à fenêtre, autrement dit laissant passer un peu de cheveux naturels.
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Et puisqu’il donne l’exemple, les autres hommes de la noblesse se sentent de plus en plus décomplexés et se mettent à en porter à leur tour. Son fils, Louis XIV, fera de même, car il perd une partie de ses cheveux dès l’âge de 20 ans, à la suite d’une maladie. En juillet 1658, le jeune Louis XIV visite d’insalubres fortifications récemment abandonnées par les soldats anglais. De ce séjour, il ressort gravement malade. Une forte fièvre se déclare, suivie d’un délire et de la perte d’une partie de sa chevelure. Donné quasiment pour mort, le souverain fait l’objet d’une querelle entre médecins de la cour : faut-il ou non lui administrer de l’antimoine ? Ce remède très toxique à haute dose était encore interdit par le Parlement mais l’état déplorable du roi et l’inquiétude extrême de Mazarin suffisent à convaincre les médecins. Le roi guérit peu après, mais laisse ses boucles en guise de tribut à la maladie. Ce sera le début des énormes perruques brunes de l’époque baroque, sauf que Louis XIV fait tout plus grand, plus gros, plus tape-à-l’œil que les autres. Il choisit des perruques longues, bouclées et imposantes, qui deviennent rapidement un code de l'élite. À la cour de Versailles, tous les nobles suivent la tendance pour imiter le roi. La perruque devient alors un signe extérieur de richesse, de rang et de raffinement. Cette mode influence toute l’Europe, jusqu’au XVIIIe siècle. À travers la perruque, Louis XIV impose non seulement une tendance, mais aussi une manière de manifester l'autorité et le contrôle jusque dans l’apparence.
Les perruques les plus folles d'Europe : certaines perruques atteignent plus de 60 cm de hauteur ! Il fallait parfois une heure ou deux pour les fixer, avec poudre, parfums et rubans ... Plus le perruque était haute, volumineuse et bouclée, plus on était important. Certains nobles faisaient même rehausser leurs chapeaux pour les caser ! Une bonne perruque pouvait coûter le prix d’un cheval. Les courtisans se saignaient pour en avoir des neuves, parfois au détriment de leur hygiène ou de leur nourriture.
La canne :
Sous Louis XIV, la canne devint un signe extérieur de prestige et d'élégance. Elle n'était pas utilisée pour marcher, mais plutôt comme un accessoire de mode, destiné à marquer l'autorité et le rang social : l'on ne sortait pas sans "perruque, chapeau et canne" ! Les dames l'adoptent également. Les cannes étaient souvent fabriquées avec des matériaux précieux comme l'ivoire, l'or ou l'argent, et ornées de pierres précieuses ou de sculptures délicates. Il était interdit de porter une canne en présence du roi, sauf si l’étiquette ou le protocole l’autorisait. Cela montrait que le roi, seul, était la source ultime de l’autorité.
L’éventail :
Bien que connu depuis l’Antiquité, gagna en popularité en Europe au XVIIe siècle, notamment grâce aux échanges commerciaux avec l'Orient.
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Sous Louis XIV, il devint un accessoire incontournable, surtout parmi les femmes de la noblesse. Il était bien plus qu'un simple accessoire pour se rafraîchir jouant un rôle essentiel à la cour de Versailles dans la mode, l’étiquette et même la communication (Il existait un "langage de l’éventail", où chaque mouvement ou position signifiait quelque chose). Cet objet délicat était un symbole de raffinement, de statut social et d'élégance. Tout peut-être représenté sur un éventail : la mythologie, l'histoire antique comme l'histoire religieuse côtoient des scènes galantes. Ce sont aussi des décors empruntés à la vie quotidienne de la cour ou du peuple de Paris, des faits d'actualité, naissances et mariages royaux ou encore des victoires militaires. Ils étaient souvent fabriqués avec des matériaux précieux comme l’ivoire, l’écaille de tortue, le nacre ou l’or, et décorés de peintures, de dentelles ou de pierres précieuses. Une corporation spécifique, celle des éventaillistes, créée en 1676, assure rapidement la domination des artisans français en Europe.